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Anesthésie-réanimation pédiatrique · Recommandations SFAR · ADARPEF

Anesthésie locorégionale en chirurgie pédiatrique

La SFAR et l’ADARPEF encadrent l’anesthésie locorégionale de l’enfant

SFAR · ADARPEF · 22 mai 2026 · 34 recommandations, méthode GRADE

Deux sociétés savantes publient un référentiel commun sur l’anesthésie locorégionale de l’enfant opéré : la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR) et l’Association des anesthésistes-réanimateurs pédiatriques d’expression française (ADARPEF). Le texte couvre cinq champs, qui vont des méthodes de repérage et des médicaments utilisés jusqu’aux indications par type de chirurgie. Trente-quatre recommandations ont été adoptées à accord fort, mais cinq seulement reposent sur un niveau de preuve élevé : sept s’appuient sur un niveau de preuve faible, dix-sept sont des avis d’experts et cinq sont des absences de recommandation.

Résultat principalTrente-quatre recommandations, toutes adoptées à accord fort : 5 de niveau de preuve élevé (GRADE 1), 7 de niveau de preuve faible (GRADE 2), 17 avis d’experts et 5 absences de recommandation
En pratiquec’est désormais le texte de référence à ouvrir, champ par champ, avant de poser une indication d’anesthésie locorégionale chez l’enfant. Il vaut la peine d’être parcouru en entier une fois, puis consulté au moment de préparer une chirurgie. La place importante des avis d’experts invite à le lire comme un cadre de pratique partagé plutôt que comme une liste de preuves : sur les cinq questions laissées sans recommandation, la décision reste celle de l’équipe.

Question clinique

Quelles techniques d’anesthésie locorégionale proposer à l’enfant opéré, avec quels médicaments et quelles méthodes de repérage, et pour quelles chirurgies ?

Méthode

Recommandations formalisées d’experts élaborées conjointement par la Société française d’anesthésie et de réanimation et l’Association des anesthésistes-réanimateurs pédiatriques d’expression française. Les conflits d’intérêts ont été déclarés dès le début d’un travail conduit sans financement de l’industrie. Cinq champs ont été définis : méthodes de localisation et médicaments utilisés ; indications en chirurgie céphalique ; indications en chirurgie du thorax et du rachis ; indications en chirurgie de l’abdomen et des organes génitaux externes ; indications en chirurgie de hanche. Chaque champ a été décliné en questions au format PICO (population, intervention, comparaison, critère de jugement). La recherche bibliographique, menée selon la méthode PRISMA, a porté sur les quinze dernières années. Le niveau de preuve et la formulation des recommandations suivent la méthode GRADE, et tous les experts ont voté selon cette même grille.

Résultats clés

  • 34 recommandations au total, obtenues après deux tours de vote et plusieurs amendements.
  • Toutes ont recueilli un accord fort.
  • Répartition du niveau de preuve : 5 recommandations de niveau élevé (GRADE 1), 7 de niveau faible (GRADE 2), 17 avis d’experts et 5 absences de recommandation.

Limites

  • Cinq recommandations seulement reposent sur un niveau de preuve élevé, dix-sept sont des avis d’experts et cinq sont des absences de recommandation : sur une large part des questions posées, les données pédiatriques disponibles n’ont pas permis de trancher.
  • Un accord fort entre experts mesure leur convergence, pas la solidité des preuves : les deux se lisent ensemble, recommandation par recommandation.
  • Le contenu de chaque recommandation, ses conditions d’application et ses réserves ne se lisent que dans le texte complet : cette fiche en donne la portée, pas la conduite à tenir.
  • Le référentiel émane de deux sociétés savantes francophones et ne préjuge pas des recommandations d’autres sociétés.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.