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Arrêt cardiaque, urgences & pré-hospitalier · Essai randomisé · IVIO

Effect of vascular access strategy on long-term outcomes in patients with out-of-hospital cardiac arrest: a randomised clinical trial

Intraosseux ou intraveineux, la survie à un an reste comparable

Resuscitation · 10 avril 2026 · Suivi prévu à 6 mois et 1 an, 1 479 patients

L’essai IVIO avait comparé, chez l’adulte en arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique, un premier abord vasculaire intraosseux à un premier abord intraveineux. Ce suivi prévu à l’avance rapporte le devenir à 6 mois et 1 an des 1 479 patients inclus. À un an, 11 % des patients du groupe intraosseux et 9 % de ceux du groupe intraveineux étaient vivants, sans différence significative, et la survie avec bon pronostic neurologique suivait le même profil.

Résultat principalSurvie à 1 an : 11 % après abord intraosseux d’emblée contre 9 % après abord intraveineux (risque relatif 1,24 ; IC95 % 0,91–1,67)
En pratiqueà six mois comme à un an, commencer par la voie intraosseuse ou par la voie intraveineuse aboutit au même devenir. Le choix peut donc se faire sur des critères pratiques — rapidité d’obtention, expérience de l’équipe, accès veineux visible —, ces données ne faisant apparaître aucun écart de devenir neurologique à distance. La différence observée sur la qualité de vie des survivants est trop fragile pour orienter à elle seule la stratégie.

Question clinique

Le choix d’un premier abord vasculaire intraosseux plutôt qu’intraveineux pendant la réanimation d’un arrêt cardiaque extrahospitalier modifie-t-il le devenir des patients au-delà de la phase hospitalière, à 6 mois et à 1 an ?

Méthode

Suivi à long terme, prévu au protocole, de l’essai randomisé multicentrique IVIO. Les adultes en arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique chez qui un abord vasculaire était indiqué avaient été tirés au sort entre un premier abord intraosseux et un premier abord intraveineux, la méthode attribuée pouvant être tentée deux fois. Les critères prévus à 6 mois et 1 an étaient la survie, la survie avec bon pronostic neurologique (score de Rankin modifié de 0 à 3) et la qualité de vie liée à la santé mesurée par le questionnaire EQ-5D-5L (mobilité, autonomie de la personne, activités courantes, douleur ou gêne, anxiété ou dépression). L’analyse a porté sur les 1 479 patients de l’analyse principale, dont 3 perdus de vue pour la survie à 1 an.

Résultats clés

  • Survie à 1 an : 82 patients (11 %) dans le groupe intraosseux et 68 patients (9 %) dans le groupe intraveineux ; risque relatif 1,24 (IC95 % 0,91–1,67).
  • Survie avec bon pronostic neurologique à 1 an : 76 patients (10 %) et 61 patients (8 %) respectivement ; risque relatif 1,28 (IC95 % 0,93–1,77).
  • Qualité de vie des survivants : score numérique moyen de l’EQ-5D-5L de 83 dans le groupe intraosseux et de 76 dans le groupe intraveineux (différence moyenne 7 ; IC95 % 1–13).

Limites

  • Les intervalles de confiance des risques relatifs comprennent 1 : ces données ne montrent pas de différence, mais ne permettent pas d’exclure un écart modéré dans un sens ou dans l’autre.
  • La qualité de vie n’a été mesurée que chez les survivants, en petit nombre, ce qui expose à un biais de sélection ; cette différence de score reste à confirmer et son ampleur clinique est incertaine.
  • Le protocole comparait des stratégies de premier abord, non les techniques elles-mêmes : une partie des patients a reçu l’autre voie après échec, ce qui rapproche les deux groupes.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.