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Anesthésie périopératoire · Recommandations · consensus pluridisciplinaire

Elective peri-operative management of adults taking glucagon-like peptide-1 receptor agonists, glucose-dependent insulinotropic peptide agonists and sodium-glucose cotransporter-2 inhibitors: a multidisciplinary consensus statement: A consensus statement from the Association of Anaesthetists, Association of British Clinical Diabetologists, British Obesity and Metabolic Surgery Society, Centre for Perioperative Care, Joint British Diabetes Societies for Inpatient Care, Royal College of Anaesthetists, Society for Obesity and Bariatric Anaesthesia and UK Clinical Pharmacy Association

Les analogues du GLP-1 se poursuivent avant une chirurgie programmée

Anaesthesia · 9 janvier 2025 · Consensus pluridisciplinaire, méthode Delphi en trois tours

Ce consensus pluridisciplinaire fixe la conduite à tenir avant une chirurgie programmée chez les patients traités par analogues du récepteur du GLP-1, par agonistes mixtes du GLP-1 et du peptide insulinotrope dépendant du glucose, ou par inhibiteurs du SGLT2, traitements qui pourraient exposer à une inhalation ou à une acidocétose euglycémique en périopératoire. Les analogues du GLP-1 et les agonistes mixtes doivent être poursuivis avant l’intervention : le risque d’inhalation est alors évalué, et des mesures sont prises pour le réduire avant, pendant et après la sédation ou l’anesthésie générale. Les inhibiteurs du SGLT2, à l’inverse, ne doivent pas être pris la veille ni le jour de l’intervention.

En pratiquedevant un patient sous analogue du GLP-1, la consigne retenue est de poursuivre le traitement avant l’intervention, tout en considérant le patient comme exposé à un risque d’inhalation : ce risque s’évalue patient par patient, puis des mesures de réduction sont prises avant, pendant et après l’anesthésie. Les inhibiteurs du SGLT2, eux, ne sont pas pris la veille ni le jour de l’intervention. Ces deux consignes sont assez simples pour figurer dans les documents de consultation d’anesthésie, mais elles reposent sur un accord d’experts et non sur des essais.

Question clinique

Faut-il interrompre avant une chirurgie programmée les analogues du récepteur du GLP-1, les agonistes mixtes du GLP-1 et du peptide insulinotrope dépendant du glucose, et les inhibiteurs du SGLT2, dont la prescription s’est largement étendue ?

Méthode

Texte de consensus pluridisciplinaire associant chirurgiens, anesthésistes, médecins, pharmaciens et personnes concernées par ces traitements. Après une revue ciblée de la littérature, les recommandations ont été produites puis validées par un processus Delphi modifié en trois tours. Le champ est celui de la prise en charge périopératoire de l’adulte en chirurgie programmée.

Résultats clés

  • Les patients traités par analogue du récepteur du GLP-1 ou par agoniste mixte du GLP-1 et du peptide insulinotrope dépendant du glucose poursuivent leur traitement avant l’intervention.
  • Ils doivent bénéficier d’une évaluation complète et d’une stratification du risque d’inhalation, puis de mesures périopératoires susceptibles de réduire ce risque avant, pendant et après la sédation ou l’anesthésie générale.
  • Les inhibiteurs du SGLT2 ne sont pas pris la veille ni le jour de l’intervention.
  • Les risques et les mesures destinées à les réduire sont exposés au patient dans une démarche de décision partagée.

Limites

  • Il s’agit d’un accord d’experts pragmatique, formulé en attendant des données solides : aucune de ces propositions ne s’appuie sur un essai randomisé.
  • Le résumé ne détaille pas les mesures concrètes de réduction du risque d’inhalation retenues : leur mise en œuvre suppose la lecture du texte intégral.
  • Le champ se limite à l’adulte opéré d’une chirurgie programmée ; la chirurgie en urgence n’est pas couverte.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.