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Anesthésie obstétricale · Recommandations ERAS

Guidelines for intraoperative care in cesarean delivery: Enhanced Recovery After Surgery Society recommendations (part 2)-2025 update

Dix mesures peropératoires structurent la réhabilitation après césarienne

Am J Obstet Gynecol · 28 avril 2025 · Recommandations ERAS, partie 2

La Société ERAS actualise pour la première fois depuis 2018 le volet peropératoire de la réhabilitation après césarienne. Dix domaines d’intervention sont retenus, au terme d’une recherche bibliographique menée jusqu’en septembre 2024 et d’un consensus d’experts ; tous font l’objet d’une recommandation forte. Plusieurs relèvent directement de l’anesthésiste : prophylaxie antiémétique, prévention de l’hypotension après rachianesthésie, maintien de la normothermie et de la volémie, emploi raisonné des utérotoniques et analgésie multimodale. Le niveau de preuve va de très faible à élevé selon les mesures, la meilleure preuve portant sur l’antibioprophylaxie.

En pratiquece volet peropératoire fixe des objectifs plutôt que des protocoles — pas d’hypotension prolongée après la rachianesthésie, patiente normotherme, volémie maintenue, utérotoniques utilisés à bon escient et analgésie multimodale dès le bloc. Seule l’antibioprophylaxie atteint un niveau de preuve modéré à élevé ; la préparation cutanée et vaginale, la normothermie, les utérotoniques et le peau à peau précoce s’appuient sur des preuves modérées, les autres surtout sur l’accord des experts. Confronter le protocole de césarienne en vigueur à ces dix domaines fait apparaître rapidement ce qui manque, souvent du côté de la prévention de l’hypotension et du peau à peau précoce.

Question clinique

Quelles mesures prises au bloc opératoire, pendant une césarienne, améliorent la récupération maternelle et le devenir néonatal, et avec quel niveau de preuve ?

Méthode

Première actualisation des recommandations peropératoires de la Société ERAS pour la césarienne, publiées initialement en 2018. Les interventions ont été retenues par consensus d’experts. Une recherche bibliographique actualisée a été menée en septembre 2024 dans six bases de données, ciblée sur les essais randomisés et les grandes études observationnelles d’au moins 800 patientes parues depuis la version précédente. La qualité des preuves et la force de chaque recommandation ont été arrêtées par consensus selon la méthode GRADE.

Résultats clés

  • Présence d’un accompagnant choisi par la patiente : preuve très faible, recommandation forte.
  • Antibioprophylaxie : preuve modérée à élevée, recommandation forte — c’est la mesure la mieux étayée du texte.
  • Préparation cutanée abdominale et préparation vaginale : preuve modérée, recommandation forte.
  • Prophylaxie antiémétique : preuve faible, recommandation forte.
  • Prévention de l’hypotension liée à la rachianesthésie : preuve faible, recommandation forte.
  • Maintien de la normothermie : preuve modérée, recommandation forte.
  • Maintien de la volémie : preuve faible, recommandation forte.
  • Emploi raisonné des utérotoniques : preuve modérée, recommandation forte.
  • Analgésie multimodale : preuve faible, recommandation forte.
  • Peau à peau précoce entre la mère et le nouveau-né : preuve modérée, recommandation forte.

Limites

  • Le niveau de preuve est faible ou très faible pour la moitié des domaines, alors que toutes les recommandations sont fortes : l’accord des experts pèse autant que les données.
  • Le texte désigne des domaines d’intervention, non des protocoles : ni molécule, ni dose, ni seuil ne sont fixés pour la prévention de l’hypotension ou l’analgésie multimodale.
  • La recherche bibliographique a été restreinte aux essais randomisés et aux grandes séries d’au moins 800 patientes.
  • Aucun bénéfice chiffré d’ensemble n’est rapporté : l’effet attendu tient au protocole complet plutôt qu’à chaque mesure prise isolément.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.