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Ventilation, SDRA & oxygénation · Essai randomisé · SOHO

High-Flow or Standard Oxygen in Acute Hypoxemic Respiratory Failure

L’oxygénothérapie à haut débit ne réduit pas la mortalité

N Engl J Med · 17 mars 2026 · Essai randomisé multicentrique, 1116 patients

Dans l’insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique, l’oxygénothérapie nasale à haut débit est largement employée pour tenter d’éviter l’intubation. Cet essai multicentrique en ouvert a réparti 1116 patients hypoxémiques, définis par un rapport PaO2/FiO2 au plus égal à 200, une fréquence respiratoire supérieure à 25 cycles par minute et un infiltrat pulmonaire, entre haut débit nasal et oxygénothérapie standard. La mortalité à 28 jours, critère principal, a été identique dans les deux groupes. L’intubation à 28 jours, critère secondaire, était en revanche un peu moins fréquente sous haut débit, avec un intervalle de confiance qui frôle la limite de signification.

Résultat principalMortalité à 28 jours : 14,6 % sous haut débit contre 14,6 % sous oxygénothérapie standard (différence −0,05 point ; IC95 % −4,21 à 4,10 ; p = 0,98) · intubation à 28 jours : 42,4 % contre 48,4 %
En pratiquel’oxygénothérapie nasale à haut débit ne fait pas baisser la mortalité de l’insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique : à 28 jours, elle est identique à celle obtenue sous oxygénothérapie standard. Elle garde sa place pour le confort et s’accompagne d’un peu moins d’intubations, mais ce gain porte sur un critère secondaire et reste de faible ampleur. L’essentiel demeure la surveillance rapprochée et le choix du bon moment pour intuber, quel que soit le dispositif d’oxygénation.

Question clinique

Chez un patient en insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique, l’oxygénothérapie nasale à haut débit réduit-elle la mortalité par rapport à l’oxygénothérapie standard ?

Méthode

Essai multicentrique randomisé en ouvert. Étaient inclus des patients en insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique, définie par un rapport de la pression partielle artérielle en oxygène sur la fraction inspirée d’oxygène au plus égal à 200, une fréquence respiratoire supérieure à 25 cycles par minute et un infiltrat pulmonaire à l’imagerie thoracique. Ils recevaient soit une oxygénothérapie nasale à haut débit, soit une oxygénothérapie standard. Le critère principal était le décès au 28e jour. Au total, 1116 patients ont été randomisés et 1110 analysés : 556 sous haut débit et 554 sous oxygénothérapie standard.

Résultats clés

  • Critère principal, mortalité à 28 jours : 14,6 % (81 des 556 patients) sous haut débit contre 14,6 % (81 des 554) sous oxygénothérapie standard ; différence −0,05 point ; IC95 % −4,21 à 4,10 ; p = 0,98.
  • Intubation à 28 jours : 42,4 % (236 des 556) contre 48,4 % (268 des 554) ; différence −5,93 points ; IC95 % −11,78 à −0,08.
  • Événements indésirables graves survenus en ventilation spontanée, arrêt cardiaque ou pneumothorax : 13 patients (2,3 %) sous haut débit contre 6 patients (1,1 %) sous oxygénothérapie standard.

Limites

  • Essai en ouvert : la décision d’intuber, critère secondaire, reste soumise au jugement du clinicien qui connaît le traitement reçu.
  • La borne supérieure de l’intervalle de confiance de la différence d’intubation touche presque zéro (−0,08 point) : le bénéfice est fragile et porte sur un critère secondaire.
  • Population hétérogène d’insuffisance respiratoire hypoxémique, sans détail par cause dans le résumé publié.
  • Les événements indésirables graves en ventilation spontanée sont numériquement plus nombreux sous haut débit, sur de faibles effectifs.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.