Prehospital Management of Adults With Traumatic Out-of-Hospital Circulatory Arrest-A Joint Position Statement
Trois sociétés actualisent la conduite devant un arrêt traumatique
Trois sociétés savantes nord-américaines de médecine préhospitalière, de médecine d’urgence et de chirurgie du traumatisé actualisent leur prise de position commune de 2013 sur l’arrêt circulatoire d’origine traumatique survenant hors de l’hôpital. Elles appellent à des protocoles écrits, pragmatiques, fondés sur les preuves et élaborés en commun, afin d’améliorer le devenir des patients et la sécurité des intervenants. Le texte rappelle que, lorsque l’origine de l’arrêt reste incertaine et qu’aucune lésion traumatique menaçante n’est manifeste, la réanimation d’un arrêt d’origine médicale reste la conduite appropriée, et qu’il est légitime de ne pas entreprendre ou d’interrompre une réanimation dont aucun bénéfice n’est attendu.
Question clinique
Devant un adulte en arrêt circulatoire d’origine traumatique pris en charge hors de l’hôpital, qui faut-il réanimer et transporter, selon quelle logique de gestes, et dans quelles situations est-il légitime de ne pas entreprendre ou d’interrompre la réanimation ?
Méthode
Prise de position commune, accompagnée d’un document de ressources, de trois sociétés savantes nord-américaines : l’association des médecins de médecine préhospitalière (NAEMSP), le comité de traumatologie du collège des chirurgiens (ACS-COT) et le collège des médecins urgentistes (ACEP). Le texte actualise les prises de position communes publiées en 2013. Il ne s’agit pas d’une revue systématique avec méta-analyse, mais d’un cadre destiné à la rédaction de protocoles locaux.
Résultats clés
- Les trois sociétés estiment nécessaires des protocoles pragmatiques, fondés sur les preuves et construits en commun par les acteurs préhospitaliers et hospitaliers, afin d’améliorer le devenir des patients et la sécurité des intervenants.
- Un arrêt circulatoire traumatique peut relever d’une hémorragie massive, d’une obstruction des voies aériennes, d’un choc obstructif, d’un trouble respiratoire, d’une cause cardiogénique ou d’un traumatisme crânien majeur.
- Quand l’origine de l’arrêt n’est pas claire, en particulier en l’absence de lésion traumatique manifestement menaçante, les mesures de réanimation de base et spécialisée de l’arrêt cardiaque d’origine médicale s’appliquent.
- La réanimation et, le cas échéant, le transport restent justifiés pour une partie des patients ; à l’inverse, ne pas entreprendre ou interrompre la réanimation est une conduite appropriée lorsqu’aucun bénéfice n’en est attendu.
Limites
- Prise de position d’experts et document de ressources, et non recommandation graduée : ni la méthode de sélection des données ni la force attribuée à chaque proposition ne figurent dans le résumé.
- Le texte est conçu pour une organisation des secours essentiellement paramédicalisée, qui diffère des systèmes préhospitaliers médicalisés : sa transposition suppose une adaptation aux protocoles et aux filières existants.
- Les critères précis d’abstention ou d’arrêt de réanimation, ainsi que le détail des gestes de sauvetage et de leur ordre, doivent être lus dans le document complet.