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Sepsis & infections graves · Recommandations SFAR et sept sociétés partenaires

Prise en charge thérapeutique des Infections intra-abdominales de l'adulte

Huit sociétés signent un référentiel commun sur les infections intra-abdominales

SFAR et sept sociétés partenaires · 24 juin 2026 · 42 recommandations, méthode GRADE

Les infections intra-abdominales mobilisent l’anesthésiste-réanimateur, le chirurgien, le microbiologiste et le radiologue. Huit sociétés se sont associées pour publier un référentiel commun, organisé en trois champs : la prise en charge initiale, la surveillance clinique et thérapeutique, puis les complications qui surviennent après la prise en charge initiale. Quarante-deux recommandations ont été adoptées, toutes à accord fort, mais la moitié d’entre elles sont des avis d’experts. Une seule question est restée sans recommandation possible.

Résultat principalQuarante-deux recommandations, toutes adoptées à accord fort : 8 de niveau de preuve élevé (GRADE 1), 13 de niveau de preuve faible (GRADE 2) et 21 avis d’experts ; 1 question sans recommandation possible
En pratiquece référentiel a l’intérêt de réunir les spécialités qui se partagent ces patients : c’est la référence commune à laquelle se reporter quand les avis diffèrent au lit du malade. Des fiches pratiques sont publiées avec le texte complet. La place importante des avis d’experts invite à le lire comme un cadre de décision partagé plutôt que comme un corpus de preuves.

Question clinique

Comment conduire le traitement d’une infection intra-abdominale de l’adulte, de la prise en charge initiale à celle des complications, et selon quelle surveillance clinique et thérapeutique ?

Méthode

Recommandations formalisées d’experts élaborées par la Société française d’anesthésie et de réanimation avec sept autres sociétés : chirurgie viscérale et digestive ; chirurgie digestive ; endoscopie digestive ; microbiologie ; radiologie ; pathologie infectieuse de langue française ; pharmacologie et thérapeutique. Les liens d’intérêt ont été déclarés dès le début d’un travail conduit sans financement de l’industrie. Trois champs ont été définis : la prise en charge initiale ; la surveillance clinique et thérapeutique ; la prise en charge des complications survenant après cette phase initiale. Chaque champ a été décliné en questions au format PICO (population, intervention, comparaison, critère de jugement). La recherche bibliographique, menée selon la méthode PRISMA, a couvert les années 2012 à 2024. La qualité des données et la formulation des recommandations suivent la méthode GRADE, et tous les experts ont voté selon cette même grille.

Résultats clés

  • 42 recommandations, après 3 tours de vote et plusieurs amendements.
  • Toutes ont recueilli un accord fort.
  • Répartition du niveau de preuve : 8 recommandations de niveau élevé (GRADE 1), 13 de niveau faible (GRADE 2) et 21 avis d’experts.
  • Pour 1 question, aucune recommandation n’a pu être formulée.

Limites

  • Vingt et une recommandations sur quarante-deux sont des avis d’experts : sur la moitié du texte, la littérature ne permettait pas de graduer le niveau de preuve.
  • Un accord fort entre experts mesure leur convergence, pas la solidité des preuves : les deux se lisent ensemble, recommandation par recommandation.
  • La recherche bibliographique s’arrête en 2024 : les données parues depuis n’ont pas été prises en compte.
  • Le détail de chaque recommandation, ses conditions d’application et ses réserves ne se lisent que dans le texte complet : cette fiche en donne la portée, pas la conduite à tenir.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.