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Anesthésie locorégionale & douleur · Méta-analyse

Prophylactic interventions to prevent rebound pain after peripheral nerve block in adults: a systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials

La dexaméthasone intraveineuse prévient le mieux la douleur rebond

Anaesthesia · 26 mai 2026 · méta-analyse en réseau, 24 essais, 2 130 patients

La douleur rebond — cette reprise brutale des douleurs à la levée d’un bloc périphérique — efface une partie du bénéfice de l’anesthésie locorégionale. Cette méta-analyse en réseau compare huit stratégies médicamenteuses de prévention sur 24 essais randomisés et 2 130 patients opérés sous bloc en injection unique. La dexaméthasone intraveineuse est la stratégie la mieux classée pour réduire la fréquence de la douleur rebond, tandis que la dexaméthasone et la dexmédétomidine périnerveuses en retardent surtout la survenue.

Résultat principalFréquence de la douleur rebond : la dexaméthasone intraveineuse est classée première (SUCRA 0,91) et jugée « certainement supérieure » au groupe témoin, sur 24 essais et 2 130 patients
En pratiquechez un patient opéré sous bloc en injection unique, une dose de dexaméthasone intraveineuse apparaît comme la mesure préventive la mieux étayée contre la douleur rebond. La dexaméthasone périnerveuse en retarde la survenue, sans supériorité démontrée sur sa fréquence. Donner des opioïdes à titre préventif n’apparaît pas utile. Le niveau de preuve reste limité : ces choix complètent, sans la remplacer, l’information du patient sur le moment prévisible de la levée du bloc et la prescription d’une analgésie de relais.

Question clinique

Quel médicament administré à titre préventif limite le mieux la douleur rebond après un bloc nerveux périphérique en injection unique chez l’adulte ?

Méthode

Revue systématique et méta-analyse en réseau des essais randomisés menés chez l’adulte opéré sous bloc nerveux périphérique. Vingt-quatre essais, 2 130 patients et huit interventions ont été inclus. Critère principal : fréquence de la douleur rebond. Critères secondaires : délai de survenue et intensité de cette douleur, délai avant la première analgésie de secours, satisfaction, troubles du sommeil et effets indésirables liés au traitement. Le classement des stratégies est exprimé en SUCRA, surface sous la courbe de classement cumulé, d’autant plus proche de 1 que la stratégie arrive souvent en tête.

Résultats clés

  • La dexaméthasone intraveineuse a la plus forte probabilité de réduire la fréquence de la douleur rebond (SUCRA 0,91) et est jugée « certainement supérieure » au groupe témoin.
  • La dexaméthasone et la dexmédétomidine périnerveuses sont les mieux classées pour retarder la survenue de la douleur rebond et allonger le délai avant la première analgésie de secours.
  • L’administration préventive d’opioïdes est probablement moins efficace que l’absence de traitement préventif.
  • Le niveau de certitude des preuves s’échelonne de très faible à modéré selon les comparaisons.

Limites

  • Les résultats sont présentés sous forme de classement : le résumé ne donne ni risque relatif, ni différence absolue de fréquence de douleur rebond.
  • L’intensité de la douleur, la satisfaction et les troubles du sommeil ont été rapportés de façon trop hétérogène pour être regroupés.
  • Le réseau repose sur 24 essais pour huit interventions, avec des comparaisons indirectes et un niveau de certitude souvent faible.
  • Seuls les blocs en injection unique sont concernés ; la définition de la douleur rebond varie d’un essai à l’autre.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.