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Anesthésie périopératoire · Recommandations · groupe d’experts international

Risk assessment and prevention of postoperative and postprocedural respiratory failure: recommendations from an international expert panel

Des experts définissent comment prévenir l’insuffisance respiratoire postopératoire

Br J Anaesth · 31 juillet 2026 · 25 experts, 13 recommandations et 15 suggestions

L’insuffisance respiratoire après une intervention, définie par un recours non prévu à la ventilation invasive ou non invasive, n’avait jusqu’ici fait l’objet d’aucun texte d’orientation dédié. Un groupe pluridisciplinaire de 25 experts a examiné la littérature, comblé les lacunes par avis d’experts et soumis 54 propositions initiales à des tours de vote successifs, pour aboutir à 13 recommandations d’application large et 15 suggestions à appliquer au cas par cas. Les mesures retenues portent sur le dépistage systématique du risque et sur des gestes simples de la période postopératoire.

En pratiquece texte donne, à défaut de recommandations fondées sur des essais, une liste cohérente de mesures applicables dès la consultation d’anesthésie et en salle de surveillance post-interventionnelle : dépistage outillé du risque respiratoire, arrêt du tabac, report d’une intervention en cas d’infection respiratoire symptomatique, lever précoce, position redressée, soins de bouche, assistance respiratoire non invasive et sédation allégée. La faisabilité de mise en œuvre faisait partie des critères de sélection du groupe. Leur bénéfice combiné attend en revanche d’être confirmé par des travaux dédiés.

Question clinique

Comment repérer en amont les patients qui risquent de développer une insuffisance respiratoire après une chirurgie ou un geste invasif majeur, et quelles mesures modifiables mettre en place pour l’éviter ?

Méthode

Élaboration structurée de recommandations de pratique par un groupe d’experts international et pluridisciplinaire de 25 membres issus de quatre continents. Le groupe a analysé la littérature disponible, complété les lacunes par l’avis d’experts, puis rédigé des propositions d’action affinées par tours de vote successifs. Les 54 propositions initiales ont été ramenées à 13 recommandations, jugées largement applicables et peu susceptibles de retarder la prise en charge, et 15 suggestions à retenir de façon sélective. Le travail a été cadré sur les facteurs de risque modifiables avant et après le geste et sur la faisabilité de mise en œuvre.

Résultats clés

  • Recourir systématiquement à des outils de dépistage du risque respiratoire.
  • Encourager l’arrêt du tabac et reconsidérer la date de l’intervention chez les patients présentant une infection respiratoire symptomatique.
  • Mobiliser les patients précocement et privilégier la position demi-assise ou assise ; maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire.
  • Utiliser les techniques d’assistance respiratoire non invasive pour limiter le recours à la ventilation invasive, limiter la sédation profonde et favoriser l’extubation précoce.

Limites

  • Ces énoncés reflètent l’interprétation par des experts d’un ensemble de données large et hétérogène : ce ne sont pas des recommandations graduées sur des essais randomisés dédiés.
  • Une partie des propositions comble des lacunes de la littérature par un avis d’experts, avec le risque de subjectivité que cela comporte.
  • Le texte propose un cadre destiné à être évalué comme ensemble de mesures ciblées sur le risque ; son efficacité réelle reste à démontrer.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.