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Arrêt cardiaque, urgences & pré-hospitalier · Recommandations SFAR · SFMU

Sédation procédurale en structure de Médecine d'Urgence

Urgentistes et anesthésistes cadrent la sédation procédurale

SFAR · SFMU · 25 juin 2026 · 33 recommandations, méthode GRADE

Deux sociétés publient un référentiel commun sur la sédation procédurale en structure de médecine d’urgence : la Société française de médecine d’urgence (SFMU) et la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR). Quatre champs sont couverts : les indications ; les patients à risque et les conditions de réalisation ; les conditions de sécurité ; les modalités de réalisation. Trente-trois recommandations ont été adoptées, toutes à accord fort, mais vingt-neuf d’entre elles sont des avis d’experts. Une seule atteint un niveau de preuve élevé, et trois questions sont restées sans recommandation possible.

Résultat principalTrente-trois recommandations, toutes adoptées à accord fort : 1 de niveau de preuve élevé (GRADE 1), 3 de niveau de preuve faible (GRADE 2) et 29 avis d’experts ; 3 questions sans recommandation possible
En pratiquece référentiel commun à la médecine d’urgence et à l’anesthésie-réanimation fixe le cadre de la sédation procédurale en structure d’urgence. Il se lit comme un accord professionnel explicite plus que comme une synthèse de preuves, puisqu’une seule recommandation sur trente-trois atteint un niveau de preuve élevé. Les indications retenues, les patients chez qui il faut s’abstenir et les conditions de sécurité exigées ne figurent que dans le texte complet.

Question clinique

Dans quelles situations d’urgence une sédation procédurale est-elle indiquée, chez quels patients faut-il s’en abstenir, et dans quelles conditions de sécurité et selon quelles modalités faut-il la conduire ?

Méthode

Recommandations formalisées d’experts élaborées conjointement par la Société française de médecine d’urgence et la Société française d’anesthésie et de réanimation. Les liens d’intérêt ont été déclarés dès le début d’un travail conduit sans financement de l’industrie. Quatre champs ont été définis : indication de la sédation procédurale en situation d’urgence ; patients à risque et conditions de réalisation, c’est-à-dire quand la réaliser et quand s’en abstenir ; conditions de sécurité ; modalités de réalisation. Chaque champ a été décliné en questions au format PICO (population, intervention, comparaison, critère de jugement). La recherche bibliographique, menée selon la méthode PRISMA, a porté sur les trente dernières années. La qualité des données et la formulation des recommandations suivent la méthode GRADE, et tous les experts ont voté selon cette même grille.

Résultats clés

  • 33 recommandations, après 2 tours de vote et trois amendements.
  • Toutes ont recueilli un accord fort.
  • Répartition du niveau de preuve : 1 recommandation de niveau élevé (GRADE 1), 3 de niveau faible (GRADE 2) et 29 avis d’experts.
  • Pour 3 questions, aucune recommandation n’a pu être formulée.

Limites

  • Vingt-neuf recommandations sur trente-trois sont des avis d’experts et une seule atteint le niveau de preuve élevé : les données disponibles sont très limitées, malgré une recherche portant sur les trente dernières années.
  • Toutes les recommandations ont recueilli un accord fort alors qu’une seule atteint un niveau de preuve élevé : l’accord fort mesure la convergence des experts, pas la solidité des preuves.
  • Trois questions n’ont pas pu être tranchées.
  • Le détail de chaque recommandation, ses conditions d’application et ses réserves ne se lisent que dans le texte complet : cette fiche en donne la portée, pas la conduite à tenir.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.