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Anesthésie locorégionale & douleur · Méta-analyse

Transversus abdominis plane block for postoperative pain management and opioid sparing: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials

Le bloc TAP fait mieux que l'infiltration pariétale

Br J Anaesth · 2 décembre 2025 · 123 essais randomisés

Cette méta-analyse rassemble 123 essais randomisés consacrés au bloc du plan du muscle transverse de l’abdomen (bloc TAP). Comparé à l’infiltration locale, le bloc TAP réduit les scores de douleur à 6, 12 et 24 h ainsi que la consommation cumulée de morphine sur 24 h. Face à l’analgésie péridurale, l’avantage se limite à la douleur à 12 h, et aucune différence n’apparaît avec la morphine intrathécale.

Résultat principalDouleur à 6 h contre infiltration locale : différence moyenne standardisée -0,89 ; IC95 % -1,35 à -0,43 · morphine cumulée à 24 h : -0,99 ; IC95 % -1,52 à -0,47
En pratiquele bloc TAP garde toute sa place en chirurgie abdominale lorsque l’alternative est une simple infiltration pariétale, avec un gain net sur la douleur des 24 premières heures et sur la consommation de morphine. Face à la morphine intrathécale, aucune différence n’a été observée, ce qui en fait une option raisonnable quand la voie intrathécale n’est pas souhaitable, sans qu’une supériorité soit établie dans un sens ou dans l’autre. Face à l’analgésie péridurale, le bénéfice ne porte que sur un seul temps de mesure et ne justifie pas d’y renoncer quand elle est indiquée.

Question clinique

Le bloc TAP apporte-t-il une analgésie et une épargne morphinique supérieures à celles des autres techniques disponibles après chirurgie abdominale ?

Méthode

Revue systématique et méta-analyse. MEDLINE, Embase et Cochrane CENTRAL ont été interrogées depuis leur création jusqu’en mai 2024. Ont été retenus les essais randomisés comparant le bloc TAP au placebo, à l’infiltration locale, à l’analgésie péridurale ou à la morphine intrathécale, et rapportant les scores de douleur postopératoires à 6, 12 ou 24 h ou la consommation cumulée de morphine à 24 h. Au total, 123 essais ont été inclus. Protocole enregistré (PROSPERO CRD42024374067).

Résultats clés

  • Contre placebo : réduction significative sur l’ensemble des critères étudiés, dont l’amplitude n’est pas détaillée dans le résumé.
  • Contre infiltration locale, différence moyenne standardisée des scores de douleur : -0,89 ; IC95 % -1,35 à -0,43 à 6 h (p < 0,001) ; -1,27 ; IC95 % -2,08 à -0,46 à 12 h (p = 0,002) ; -0,66 ; IC95 % -1,01 à -0,32 à 24 h (p < 0,001).
  • Morphine cumulée à 24 h contre infiltration locale : différence moyenne standardisée -0,99 ; IC95 % -1,52 à -0,47 (p < 0,001).
  • Contre analgésie péridurale : le seul avantage observé porte sur les scores de douleur à 12 h.
  • Contre morphine intrathécale : aucune différence significative sur aucun des critères retenus.

Limites

  • Les résultats sont exprimés en différences moyennes standardisées, qui ne se traduisent directement ni en points d’échelle de douleur ni en milligrammes de morphine.
  • Les essais diffèrent par le type de chirurgie, le volume et la concentration d’anesthésique local et la technique de repérage ; ces éléments ne sont pas détaillés dans le résumé.
  • L’absence de différence avec la morphine intrathécale ne vaut pas démonstration d’équivalence : la puissance de ces comparaisons n’est pas rapportée.
  • Aucun critère de récupération, de durée de séjour ou de douleur chronique postopératoire n’a été analysé.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.