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Ventilation, SDRA & oxygénation · Méta-analyse en réseau

Videolaryngoscope designs for tracheal intubation in adults: a systematic review with network meta-analysis of randomised controlled trials

L’intubation échoue moins souvent avec un vidéolaryngoscope

Anaesthesia · 11 mars 2025 · 294 essais randomisés, 44 284 patients

Cette méta-analyse en réseau rassemble 294 essais randomisés et 44 284 patients intubés sous anesthésie générale afin de comparer entre eux les principaux types de laryngoscopes. Les trois familles de vidéolaryngoscopes — lame à canal, lame Macintosh et lame hyperangulée — réduisent toutes le risque d’échec de la première tentative d’intubation par rapport à la laryngoscopie directe, avec un niveau de certitude modéré. Les mandrins vidéo, en revanche, ne se distinguent pas de la laryngoscopie directe, mais les données sont de faible certitude. Les comparaisons entre vidéolaryngoscopes, elles, ne permettent pas de désigner un dispositif supérieur aux autres.

Résultat principalÉchec de la première tentative d’intubation, par rapport à la laryngoscopie directe — lame à canal : rapport de cotes 0,37 (intervalle de crédibilité 95 % : 0,27–0,50) · lame Macintosh : 0,45 (0,31–0,64) · lame hyperangulée : 0,51 (0,39–0,68)
En pratiquepour une intubation programmée sous anesthésie générale, le choix d’un vidéolaryngoscope, quelle que soit sa lame, réduit le risque d’échec à la première tentative et de traumatisme des voies aériennes par rapport à la laryngoscopie directe. Le classement place les lames à canal en tête, mais l’écart entre conceptions reste trop incertain pour justifier de changer de matériel sur ces seules données. Mieux vaut privilégier le dispositif dont l’équipe a l’habitude, en gardant à l’esprit que ces résultats ne couvrent pas l’intubation en urgence.

Question clinique

La vidéolaryngoscopie fait mieux que la laryngoscopie directe, mais les dispositifs sont nombreux et de conception très différente. Quel type de lame donne le moins d’échecs à la première tentative d’intubation sous anesthésie générale ?

Méthode

Revue systématique et méta-analyse en réseau, menée sur six bases de données, des essais randomisés conduits chez des patients d’au moins 16 ans intubés sous anesthésie générale. Les dispositifs comparés entre eux étaient les vidéolaryngoscopes à canal, les vidéolaryngoscopes à lame Macintosh, les vidéolaryngoscopes à lame hyperangulée, les mandrins vidéo et les laryngoscopes directs. Le critère principal était la fréquence des échecs de la première tentative d’intubation ; les critères secondaires comprenaient l’échec d’intubation, la difficulté d’intubation, la vue glottique, le délai d’intubation et les complications. Au total, 294 études et 44 284 patients ont été inclus. Le niveau de certitude des données a été évalué.

Résultats clés

  • Échec de la première tentative d’intubation, par rapport à la laryngoscopie directe : lame à canal, rapport de cotes 0,37 (intervalle de crédibilité 95 % : 0,27–0,50) ; lame Macintosh, 0,45 (0,31–0,64) ; lame hyperangulée, 0,51 (0,39–0,68). La certitude est modérée pour ces trois résultats, et les lames à canal occupent le premier rang du classement.
  • Pour les mandrins vidéo, la différence avec la laryngoscopie directe n’est pas significative : rapport de cotes 0,67 (0,16–3,00), certitude faible.
  • Les trois conceptions de vidéolaryngoscopes réduisent aussi les échecs des deuxième et troisième tentatives, la probabilité d’intubation difficile, la fréquence des intubations œsophagiennes et les lésions des voies aériennes ; elles améliorent également la vue glottique.
  • Les lames à canal et les lames hyperangulées améliorent la vue glottique par rapport aux vidéolaryngoscopes à lame Macintosh.

Limites

  • Les comparaisons entre vidéolaryngoscopes reposent largement sur des liens indirects du réseau : aucune conclusion ferme ne peut être tirée sur la supériorité d’un dispositif sur un autre.
  • La population est celle de l’intubation sous anesthésie générale : ces résultats ne peuvent pas être transposés tels quels à l’intubation en réanimation, aux urgences ou en pré-hospitalier.
  • Chaque famille rassemble des matériels différents et des opérateurs d’expérience variable, que le classement par type de lame ne distingue pas.
  • Pour les mandrins vidéo, l’intervalle est très large et la certitude faible : l’absence de différence observée ne démontre pas une équivalence.
Résumé à valider par le lecteur avant application clinique — se reporter à l’article original en lien. Fiche rédigée à l’aide de l’IA.